Les 3 étapes pour faire une vidéo !

Vous êtes vous déjà demandé comment créer une vidéo, ou bien si ce n’est pas votre coup d’essai, comment progresser dans le processus de création vidéo ?

L’une des clés pour s’améliorer, c’est d’identifier les étapes de création et de réfléchir à comment s’améliorer dans chacune d’entre elles.

Et justement, on peut découper la création d’une vidéo en 3 étapes successives, elles mêmes pouvant se décomposer :

  • la préproduction (la préprod’)
  • la production
  • la postprodution (la postprod’)

Voyons donc plus en détail ces étapes.

La préproduction

La préproduction, c’est la naissance du projet, l’étape d’imagination et d’écriture.

le commencement : Pourquoi, pour qui, l’histoire

Le point de départ, c’est de déterminer pourquoi vous faites cette vidéo.

Ce pourquoi ne devra jamais vous quitter l’esprit tout le long du processus de création car c’est autour de lui que devra se construire la vidéo. Avec le pourquoi, on oriente tout un ensemble d’éléments de la vidéo : le ton, le rythme, l’atmosphère, la durée, etc…

Sans but, on risque de tomber dans l’enchaînement de séquences sans réel d’impact.

Ensuite vient le temps de déterminer le pour qui.

Votre vidéo se destine t-elle à tout le monde ou au contraire à un groupe très spécifique ?

Pas la peine d’y passer des heures mais visualiser le groupe à qui vous vous adressez. Cela permet d’être cohérent et de moins risquer de passer à côté de sa cible. Le contenu et la forme peuvent varier significativement. Pour une vidéo destinée à un groupe spécifique, on peut (on doit) faire des raccourcis, utiliser du jargon pour capter leur attention et leur intérêt. Alors que pour un public plus large il faudra être plus pédagogue.

Enfin, il faut imaginer l’histoire que vous voulez raconter. Il en va de la qualité de votre vidéo finale. Sans structure, il y a peu de chances que les spectateurs lui portent un grand intérêt et en garde un souvenir impérissable…

L’ecriture

Après l’étape précédente vous avez un pourquoi, un pour qui et une trame de l’histoire.

Il reste maintenant à préciser ce que donnera le rendu final.

Cette phase d’écriture va varier selon le projet. On peut aller de quelques points de repères pour guider le propos à un script complet avec description de chaque plan comme pour un film.

Je pense qu’une erreur classique c’est de se dire qu’on saura bien ce qu’il faut faire au moment venu et qu’on pourra rattraper certaines choses au montage.

Pourtant, passer un peu de temps sur cette étape d’écriture va être crucial pour se faciliter le montage et faire des vidéos de meilleure qualité.

Pour un film de voyage par exemple, ça vaut vraiment le coup de réfléchir aux types de plans que l’on veut avoir dans sa vidéo. Sans ça, on risque de se retrouver avec beaucoup de séquences mais peu de variété, ce qui va être une grosse contrainte pour faire un montage intéressant.

Pour un film classique avec acteurs, à moins de faire de l’improvisation, il faut que le texte soit écrit, et si on ne veut pas perdre de temps au tournage, il faut écrire le maximum de détails sur les plans, etc…

Et même pour une vidéo dans laquelle vous aller simplement parler, vous y gagnerez à écrire au moins une trame pour être sûr de ne rien oublier…

Organisation

L’organisation globale du projet fait aussi partie de la pré-prod. Selon le projet, il y a plus ou moins besoin d’organiser les éléments.

Voici quelques pistes d’organisation :

  • Définir des délais
  • Planifier les étapes du projet
  • Contacter les personnes qui vous aideront
  • Lister le matériel nécessaire que ce soit du matériel de tournage (caméras, lumières, son…) mais aussi les décors ou les accessoires

La production

Maintenant que le projet est clair, vient le moment de produire le contenu qui permettra de construire la vidéo finale.

Il y a plein de choses à dire sur la production mais tellement de contextes différents que cela ne rimerait à rien de commencer à tout énumérer.

Il y a quand même des conseils qui s’appliquent à tous les projets.

Ayez toujours en tête votre but pour faire vos shoots pour filmer de la manière la plus adaptée.

Pensez au mouvement, aux angles, aux distances. Il faut varier les prises de vue pour intéresser le spectateur.

Faites attention à la lumière et chercher des cadres créatifs !

Pensez aussi à l’environnement sonore, captez des sons si vous en avez l’utilité.

Bref, être créatif, faire des essais, se rater, s’inspirer des autres pour commencer. Ce qui compte c’est de faire des vidéos pour progresser à chaque fois !

La post-production

La post-production, c’est la partie « Montage » de la vidéo qui elle même peut-être découpée en plusieurs taches.

Organiser son dossier de montage

Avant tout, il convient d’organiser un minimum son travail. Pour ma part, je crée un dossier pour le projet dans lequel je crée d’autre dossiers :

  • RUSHES : pour mes rushes… dans lequel je crée un dossier par source vidéo (drone, téléphone, caméra…)
  • AUDIO : pour tous les sons (musique, bruitages, sound design…), avec possibilité là encore de créer des sous dossiers si les fichiers sont nombreux
  • IMAGES : Pour toutes les images qui seront ajoutées s’il y en a !

Le derushage (derusher)

Les rushes, ce sont vos séquences de vidéo. Vous avez sans doute de nombreux morceaux de vidéos, venant de plusieurs sources et parfois plusieurs prises pour une même séquence.

Et bien le derushage c’est le moment où vous devez regarder toutes vos séquences pour sélectionner ce que vous aller utiliser. Oui, le derushage, ça peut être long….

Soit dit en passant, c’est pour éviter d’avoir à passer trop de temps sur le derushage que c’est important d’avoir préparé au maximum son projet en pré-prod. On évite de filmer trop de plans inutiles et donc on diminue le volume de séquences à derusher !

Maintenant, en pratique il y a plusieurs écoles pour derusher. Le but étant de faire le maximum de boulot en y passant le moins de temps possible.

Pour ça, la technique que j’utilise c’est :

  1. importer tous mes rushs dans mon logiciel de montage (HITFILM EXPRESS en l’occurrence)
  2. Pour chaque rush : sélectionner la ou les parties que je souhaite utiliser et les glisser dans ma timeline

Le problème de cette technique c’est que l’on encombre vite le chutier (c’est la zone du logiciel où se trouvent les fichiers importés) en important potentiellement un grand nombre de séquences dont on ne retiendra rien. Mais si l’on veut éviter de tout importer dans le projet cela signifie qu’il faut passer par une première étape de sélection qui rajoute un travail supplémentaire…. Et on va déjà y passer suffisamment de temps donc je préfère tout faire en ne regardant qu’une seule fois mes rushes.

Il ne faut pas oublier que les options d’organisation du chutier peuvent également aider. Donc ne pas hésiter à créer une arborescence pour trier les fichiers par thème ou autre !

La musique

Selon le type de vidéo que vous allez faire, la musique prendra plus ou moins d’importance.

Dans l’exemple d’un clip vidéo, il est important et même indispensable d’avoir une cohérence entre la musique et la vidéo. Donc il faut choisir la musique avant de commencer le montage à proprement parler.

Le montage

Rappelez-vous la pré-prod, un des éléments importants c’est d’avoir une histoire, un lien pour toutes vos séquences. Donc c’est maintenant que va commencer la partie la plus créative.

Voici les étapes par lesquelles je passe pour mes montages :

  1. Ordonner les séquences sélectionnées pendant le derushage pour raconter l’histoire et faire correspondre les rythmes de l’audio et de la vidéo
  2. Chercher les meilleurs enchaînements de séquences, il faut au maximum trouver des enchaînements qui fonctionnent. Pour ça il faut trouver un lien entre les deux séquences que ce soit en terme de cadre, de mouvement, de couleurs etc…
  3. Ajuster les cuts (les découpes). Il s’agit là de garder ce qu’il faut de la séquence pour avoir le rythme souhaité. Bien faire attention à la musique, c’est un vrai plus quand les cuts ont lieu sur les « temps » de la musique (temps au sens de tempo).
  4. Ajouter des transitions et des effets. Attention ! Point trop n’en faut ! Mais avec légèreté, cela pourra améliorer votre vidéo !

Sound design

Cette étape consiste à rajouter des éléments sonore dans le contexte de la vidéo pour immerger le spectateur. Par exemple des chants d’oiseau, le bruit de l’eau, ou d’une foule ou de véhicules, le vent dans les arbres, etc…

Etalonnage (color grading)

Cette étape de retouche des couleurs regroupe en fait deux choses différentes :

  1. Faire correspondre tous les plans en terme de couleur, contraste et luminosité
  2. Donner un ton particulier de colorimétrie à son film

Les logiciels de montage peuvent proposer des outils plus ou moins poussés de colorimétrie, mais c’est un élément pas évident à maîtriser.

Il faut surtout, dans un premier temps, chercher à limiter les différences colorimétriques qu’il peut y avoir entre des plans filmés par des appareils distincts qui peuvent nuire à la qualité du rendu final.

Conclusion

Voilà pour ce tour du chemin créatif d’une vidéo. Il y a de nombreux points sur lesquels on gagne à passer un peu de temps.

Qu’en pensez vous ? Avez vous également votre routine de création ? Est-elle différente de ce que je propose ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire ! 😉

 

 

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